| Le prix du léopard des neiges est un prix soviétique d’alpinisme , attribué à des alpinistes très expérimentés. Pour recevoir ce prix, un·e alpiniste doit franchir les cinq sommets de 7000m et plus situés dans l’Union soviétique [bolchévique]." | Le prix du léopard des neiges est un prix soviétique d’alpinisme , attribué à des alpinistes très expérimentés. Pour recevoir ce prix, un·e alpiniste doit franchir les cinq sommets de 7000m et plus situés dans l’Union soviétique [bolchévique]." |
| La qualité du matos bolchévique démontrait bien la supériorité russe sur le reste du monde, du moins du point de vue technique. Les chaussures de haute montagne //"Skarpov"// épousaient parfaitement les pieds des sauveteurs - sauf ceux de Radoslava qui, on s’en souvient, n’avait su trouver pointure à sa taille et avait dû fourrer ses godillots de papier journal - un mauvais tabloïd russe du reste. Mais Radoslava était une dure à cuire, elle serrait un peu les dents et avançait en silence. À part lorsqu’elle causait avec Shlom, qui eut une grande facilité à lui parler de sa vie brisée, comme on livre parfois ses tragédies personnelles sans pudeur à des inconnus. En l’occurrence, Shlom ne la percevait pas tant comme une inconnue que comme une personne de confiance et d’écoute. Il faut avouer qu’elle était plutôt bien faite de sa personne, avec ses cheveux qui tiraient sur le blond vénitien et son histoire personnelle qui n’avait pas l’air triste non plus - originaire du Donbass, ses parents et elle avaient fui la guerre du début du siècle pour finir au fond de la Sibérie septentrionale. Et puis, vu le peu qu’elle causait, elle avait //effectivement// une grande capacité d’écoute. | La qualité du matos bolchévique démontrait bien la supériorité russe sur le reste du monde, du moins du point de vue technique. Les chaussures de haute montagne //"Skarpov"// épousaient parfaitement les pieds des sauveteurs - sauf ceux de Radoslava qui, on s’en souvient, n’avait su trouver pointure à sa taille et avait dû fourrer ses godillots de papier journal - un mauvais tabloïd russe du reste. Mais Radoslava était une dure à cuire, elle serrait un peu les dents et avançait en silence. À part lorsqu’elle causait avec Shlom, qui eut une grande facilité à lui parler de sa vie brisée, comme on livre parfois ses tragédies personnelles sans pudeur à des inconnus. En l’occurrence, Shlom ne la percevait pas tant comme une inconnue que comme une personne de confiance et d’écoute. Il faut avouer qu’elle était plutôt bien faite de sa personne, avec ses cheveux qui tiraient sur le blond vénitien et son histoire personnelle qui n’avait pas l’air triste non plus - originaire du Donbass, ses parents et elle avaient fui la guerre du début du siècle pour finir au fond de la Sibérie septentrionale. Et puis, vu le peu qu’elle causait, elle avait //effectivement// une grande capacité d’écoute. |