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| gaz:a_marche_forcee [2022/10/24 15:33] – radeff | gaz:a_marche_forcee [2022/10/26 21:39] (Version actuelle) – radeff |
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| La question qui tue: Sławomir Rawicz <sup>[[[#_footnotedef_6|6]]]</sup> était-il un bourreur invétéré? Est-il possible de rallier à pied, en plein hiver, le cercle polaire à l’Himalaya, en pleine Seconde Guerre mondiale et sous alimenté? Cette question tourmentait Shlom pour une raison simple, la proximité d’intérêts, alors qu’il contemplait son véloSławomir Rawicz, « À marche forcée », The Long Walk, 1956 solaire irrémédiablement gâté et pansait ses blessures au mieux. Une chute sur le reg à plus de 50 kilomètres à l’heure, on la sent passer. Il n’avait rien vu venir, mais le vélo s’était engagé dans une ornière aussi vicieuse qu’imprévisible et monture et cavalier avaient été jetés au sol. Il faisait nettement plus chaud que dans le périple de « A marche forcée », et ça n’arrangeait pas les choses. | La question qui tue: Sławomir Rawicz((Sławomir Rawicz est l’auteur de À marche forcée, auto-biographie controversée relatant sa prétendue évasion d’un camp du goulag bolchévique.)) était-il un bourreur invétéré? Est-il possible de rallier à pied, en plein hiver, le cercle polaire à l’Himalaya, en pleine Seconde Guerre mondiale et sous alimenté? Cette question tourmentait Shlom pour une raison simple, la proximité d’intérêts, alors qu’il contemplait son véloSławomir Rawicz, « À marche forcée », The Long Walk, 1956 solaire irrémédiablement gâté et pansait ses blessures au mieux. Une chute sur le reg à plus de 50 kilomètres à l’heure, on la sent passer. Il n’avait rien vu venir, mais le vélo s’était engagé dans une ornière aussi vicieuse qu’imprévisible et monture et cavalier avaient été jetés au sol. Il faisait nettement plus chaud que dans le périple de « A marche forcée », et ça n’arrangeait pas les choses. |
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| Tant qu’on peut s’alimenter et se tenir au sec, en bougeant on survit au grand froid. Le grand chaud, surtout si on a pas de réserve d’eau, c’est autre chose. Shlom avait un sac à dos avec son matériel, une petite réserve d’eau et le moral franchement dans les chaussettes, qui étaient sales par ailleurs. Grosso Modo, de la falaise d’Angamma à Faya Largeau il y avait 200 kilomètres; d’après le temps passé sur son vélo solaire, il avait dû en parcourir les deux tiers, il lui restait donc une bonne trentaine de kilomètres. Par chance, il était en hiver: en été il aurait juste pu oublier. | Tant qu’on peut s’alimenter et se tenir au sec, en bougeant on survit au grand froid. Le grand chaud, surtout si on a pas de réserve d’eau, c’est autre chose. Shlom avait un sac à dos avec son matériel, une petite réserve d’eau et le moral franchement dans les chaussettes, qui étaient sales par ailleurs. Grosso Modo, de la falaise d’Angamma à Faya Largeau il y avait 200 kilomètres; d’après le temps passé sur son vélo solaire, il avait dû en parcourir les deux tiers, il lui restait donc une bonne trentaine de kilomètres. Par chance, il était en hiver: en été il aurait juste pu oublier. |
| Et il lui versa un verre supplémentaire. | Et il lui versa un verre supplémentaire. |
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